
Alors, recommençons depuis le début. C'était une froide nuit d'octobre et j'avais envie de me balancer.
Audrey était partie depuis vingt minutes. Comme bien souvent, je l'avais réconfortée toute la soirée en lui répétant que Nathan était qu'un sale type et qu'elle méritait mieux. Et comme toujours, elle m'avait fait de gros yeux larmoyants et avait dit:
- Mais il était tellement parfait... !
À quoi j'avais répondu, comme à l'habitude:
- C'est un connard, Audrey, et tu le sais !
La vérité, rien que la vérité.

Alors cette nuit-là, j'étais allée dans le jardin pour me changer les idées. Je m'étais balancée de plus en plus vite, de plus en plus haut, comme à l'époque où moi et Dylan passions notre temps à jouer ici.

Et de fil en aiguille, mes pensées s'étaient tournées vers ce crétin de Nathan. J'en étais venue à me demander comment il avait pu jouer le rôle de l'amoureux transi avec tant de crédibilité.
Bah quoi ? J'y avais vraiment cru, à son histoire avec Audrey !
Pas vous ?

Puis, j'avais repensé à la nuit de son arrivée. Enfin... surtout à son petit numéro sur le balcon. Une étoile filante, hein ? Risible...